Quand on adapte une oeuvre, il est naturel qu’il y ait des différences entre l’histoire d’origine, et sa transposition à l’écran ou à la TV. Ce qui est fait pour être lu n’est pas forcément fait pour être vu, chaque scénariste et/ou réalisateur a son interprétation, sa touche, certains éléments ne sont tout simplement pas possibles à transposer sur écran… des raisons, il y en a des dizaines. Mais tant qu’elles ne brouillent pas le message et l’intention de l’auteur, honnêtement, ce n’est pas grave. Il faut savoir prendre du recul sur ce qu’on a lu pour apprécier une adaptation, sinon autant ne pas la regarder.

Des différences entre Ça Chapitre 1 et le livre de Stephen King, il y en avait deux majeures : le changement de la temporalité (dans le livre, on commence par les adultes qui, à coups de flash back, se souviennent des événements de leur jeunesse) et l’époque : le récit se passe une trentaine d’années plus tard que dans le livre. Ces changements et les autres comme les peurs, ou les rôles de certains personnages (normalement c’est Mike qui fait des recherches sur Derry, par Ben) n’ont en rien entamé le message du livre de Stephen King, ni même le caractère de ses personnages.

Et tout ce qui manque à la partie “jeune” du récit, on s’est toujours dit qu’ils la mettraient dans le Chapitre 2, puisqu’il sera truffé de flash back sur la jeunesse du Club des Ratés. Ce qu’on ne sait pas vraiment, c’est quelles libertés Andrès Muschietti a pris avec le reste du récit de King : les événements adultes, et ce qu’il manque des événements quand ils sont jeunes.

Le réalisateur a donné quelques éléments de réponse sur des changements qui pourraient s’avérer “surprenants” :

“Même si nous restons fidèles à l’esprit de l’histoire originale, il y a des changements, des détours et des départs très intéressants. Vous savez, il faut que le film surprenne les spectateurs et s’adapte à ceux qui ont lu le livre. Le seul casse-tête, en terme scénaristique, a été de faire une deuxième partie qui garde la même tension tout le temps, condensant tous les événements survenus dans cette chronologie en un seul voyage en temps réel. Nous avons donc dû entrelacer certains événements, ou relier certains événements, et rester fidèles à l’émotion de cette partie, et aussi ajuster la tension ici et là, et créer également des événements qui rendent les choses plus difficiles. Créer des obstacles, des diversions et des forces qui ne figurent pas nécessairement dans le livre.”

S’il y aura bien des changements entre le livre et le film, on sait aussi que les grands axes de l’histoire seront conservés. C’est en tout cas ce que révélait mon analyse du trailer de Ça Chapitre 2.

Et c’est aussi ce que laisse suggérer la durée du film, qui est de 2h45 ! Il fallait bien ça pour y inclure tout ce qui manquait, et tout ce qui permettra de faire une conclusion cohérente, et forte. D’après le réalisateur, la première version faisait 4h mais même si pour lui c’était excellent, c’était bien trop long. Selon Muschietti toujours, aucune des personnes ayant vu le montage final ne s’est plaint de la durée !

Ce week-end, Stephen King nous a aussi donné son avis sur le film qu’il a eu l’occasion de voir en ultra avant-première (en même temps c’est bien normal) :

“Ça Chapitre 2 : la confrontation finale est épique.” Un message assez direct pour savoir qu’il est bon signe ! Ce tweet arrive quelques jours après un premier message qui démontre son enthousiasme “Ça Chapitre 2 : méfiez-vous des Lueurs-Mortes.” Mais c’est quoi les Lueurs-Mortes ? J’en parlais dans cet article, annonçant déjà en septembre 2017 qu’on en verrait plus dans le 2e chapitre.

Rendez-vous le 11 septembre en salle pour en voir plus !

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