L’Outsider de Stephen King sera publié en France chez Albin Michel le 30 janvier 2019. Si L’Outsider raconte l’histoire d’un tueur terrifiant et diabolique qui maquille comme personne ses meurtres… Comment Stephen King a eu l’idée de cette histoire ? D’où vient l’idée de L’Outsider ? Réponses.

stephen king origines l'outsider
Stephen King parle de L’Outsider chez Stephen Colbert

Le point de départ de L’Outsider, c’est le coach de baseball d’une ville, extrêmement populaire, arrêté pour le meurtre d’un enfant. Son ADN et ses empreintes sont retrouvés sur le lieu du crime, mais il a un alibi en béton : une vidéo prouve qu’il était ailleurs au moment du meurtre. Mais alors, qui est le meurtrier ?

L’idée est venue à Stephen King avec William Wilson, d’Edgar Allan Poe : une histoire dans laquelle un enfant voit arriver à l’école quelqu’un qui lui ressemble, qui s’habille comme lui et qui a le même nom… Avec cette histoire mais aussi avec Dead Wake d’Eric Larson (Lusitania 1915 en français, une histoire qui comporte aussi un double), pour King, “tout le monde a un jumeau quelque part dans le monde”. Et cette idée dans un coin de sa tête, Stephen King s’est un jour demandé : “Et si les preuves d’un meurtre horrible désignent quelqu’un qui a un alibi parfait ?”. Ces deux idées réunies, il tenait le point de départ de L’Outsider : “J’ai pensé qu’il devait y avoir un outsider dans ce genre de situation. J’ai donc décidé d’écrire un livre appelé L’Outsider.”

Il a choisi de faire accuser le coach car pour lui, “dans une petite ville, personne n’est plus respecté que quelqu’un qui travaille avec des enfants. Si on apprend que cette personne a une vie secrète, c’est terrible, il sera détesté comme jamais. Je voulais vraiment me servir de ça.”.

Dans l’interview de CBS Morning, Stephen King nous rappelle qu’il a une vie simple (“je vais au supermarché”), et qu’il tire son inspiration du quotidien de cette vie normale. Il n’a pas de calepin dans lequel il note ce qu’il voit, “parfois certains éléments vous donnent une idée, et les mauvaises idées partent naturellement, les bonnes restent”.

“J’avais L’Outsider en tête depuis l’époque où j’ai moi-même été coach quand mon fils Owen avait 12 ans.” Stephen King est donc parti de l’histoire de ce coach accusé avec des preuves irréfutables, alors que son alibi l’est aussi : “Je suis parti de ça, puis l’histoire s’est racontée d’elle-même.”

outsider stephen king albin michel

Laisser un commentaire