Quels détails d’une histoire nous font comprendre qu’on est bien dans un Stephen King ? Quels sont les points communs les plus courants dans son oeuvre ? ScreenRant a listé 10 éléments communs à quasi toutes les oeuvres de Stephen King.

Stephen King écrit beaucoup et publie encore 2 à 3 livres par an, dont des recueils de nouvelles. Il est prolifique dans beaucoup de styles (eh non, pas que de l’horreur) et dans beaucoup de formats (de la nouvelle au roman de 1500 pages en passant par le cycle de 8 tomes ou la novella). Si toute son oeuvre est connectée dans le multivers incroyable qu’il a créé, on peut aussi relever des points communs à une grande majorité de son oeuvre, que ça soit ce qu’il écrit ou ce qui est adapté.

Ci-dessous je reprends ce qu’a listé le site ScreenRant, qui n’est pas sans rappeler les patterns qui sont relevés par François Cau et Mathieu Rostac dans leur livre “D’après une histoire de Stephen King”.

10. Ça se passe dans le Maine

Stephen King est né dans le Maine, il y a grandi, et il y vit toujours la moitié de l’année. Son truc à lui c’est parler de ce qu’il connaît, et le Maine pas de doute il le connaît sur le bout des doigts. Et nous aussi on commence à connaître un petit peu cet état du Nord-Est américain où il semble se passer bien des choses troublantes… Puisque la plupart de ses histoires s’y déroule !

9. Les personnages principaux sont des enfants ou des adultes d’âge moyen

A quelques exceptions près, les histoires de Stephen King ce sont soit des enfants qui doivent surmonter quelque chose pour grandir, soit ce sont des adultes d’âge moyen confrontés à une sorte de lutte qui changera leur vie.

8. Un personnage est écrivain

Shining, La Part des Ténèbres, Histoire de Lisey, Les Tommyknockers, Ça, la nouvelle Rats dans le recueil If It Bleeds… Nombreux sont les auteurs (et autrices) dans les histoires de Stephen King ! Puisqu’encore une fois : King parle de ce qu’il le sait et ce qu’il connaît !

7. Quelqu’un a un problème d’addiction

Stephen King a longtemps été alcoolique et accro à la drogue, la cocaïne notamment. Si aujourd’hui il est sobre, cette période trouble de sa vie se ressent dans ses personnages, notamment dans Shining qui parle d’un auteur en proie à ses propres démons et notamment à l’alcool, comme Stephen King à l’époque. La suite, Docteur Sleep, qu’il a écrit après des années de sobriété, est la suite logique d’un homme (Danny, le fils de Jack) qui réussit à se sortir de son addiction, contrairement à son père.

Mais on peut aussi citer comme exemple Eddie Dean dans La Tour Sombre et bien d’autres…

6. Quelqu’un a un genre de pouvoir ou d’intuition

Shining, télékinésie, pyrokinésie, intuition, télépathie… Appelez-les comme vous voulez mais ils sont bien là, plus ou moins forts, dans beaucoup beaucoup d’oeuvres de Stephen King : des pouvoirs ou des habiletés qui semblent attirer plus de problèmes qu’autre chose aux personnes qui en sont dotées.

5. Quelqu’un est un fanatique religieux

Margaret White, la mère de Carrie, en est sans doute l’exemple le plus connu mais le pasteur du roman Revival me vient toujours en premier à l’esprit, juste avant les enfants de la nouvelle Les Enfants du Maïs. D’une façon générale, les mauvais côtés de la religion et notamment les dangers du fanatisme sont des thèmes chers à Stephen King, qui est un fervent croyant mais qui en reconnaît aisément les travers et les limites.

4. Une petite ville calme a un secret macabre

C’est tellement répandu dans l’horreur que ça devrait être considéré comme un sous-genre, mais il paraît évident que King a popularisé l’idée avec des villes telles que Gatlin, Bangor ou Derry. Qu’elle accueille une secte meurtrière, un clown mangeur d’enfants, des vampires assoiffés de sang ou la vue d’une pléthore d’activités horribles, la ville est bien souvent au centre de ce qu’il se passe chez Stephen King.

3. Les agresseurs sont purement et irrémédiablement méchants

Si vous voulez savoir à quel point un humain peut être cruel, sans aucune once de remord, beaucoup d’histoires de Stephen King vous présenteront des agresseurs bien pires que tous les monstres qu’il a pu créer. L’agresseur de la nouvelle Grand Chauffeur me hante encore en tant qu’adulte, alors que ceux de Ça (Henry Bowers) ou de Le Corps (Ace Merrill) ont marqué ma jeunesse.

2. Il y a une force surnaturelle d’un mal inexplicable

Dans la mythologie que Stephen King a établi pour son multivers, une force surnaturelle et puissante est souvent à l’oeuvre, servant comme métaphore des maux de notre monde que King dénonce à chaque histoire. Elle peut se manifester via un personnage, un lieu…

1. A la fin, les personnages principaux s’éloignent de quelque chose

Il s’agit plus d’un choix cinématographique qu’autre chose, mais plusieurs fois dans des adaptations de King (Carrie, Ça et Stand By Me), la fin met toujours en scène quelqu’un qui s’éloigne de quelque chose. Ça symbolise la résolution du conflit, les personnages avancent : l’élément commun de tous les romans de King, qu’ils avancent dans le bon sens ou pas, qu’on sache vers quoi ils avancent ou pas.

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