Pour chacun de ses romans, les inspirations de Stephen King sont souvent multiples. Si on connaît l’histoire de l’hôtel qui lui a inspiré Shining, on connaît moins la chanson de John Lennon qui a aussi inspiré Shining à Stephen King.

Shining est une oeuvre majeure de Stephen King : souvent citée comme un de ses meilleurs romans, un de ses plus emblématiques et comme une histoire centrale de son oeuvre (le pouvoir shining revient dans beaucoup d’histoires), il a été porté au rang d’icone de la pop culture avec l’adaptation de Stanley Kubrick.

Publié en anglais en 1977 et en français en 1979, l’idée de l’histoire de Shining lui est venue d’une nuit au Stanley Hotel dans le Colorado. Mais le concept même du shining, lui, lui vient de la chanson “Instant Karma !” de John Lennon.

Stephen King ne s’est jamais caché de ses nombreuses influences, et on sait qu’il écoute beaucoup de musique, notamment quand il écrit. Le refrain de “Instant Karma !” est basé sur une phrase entêtante : “we all shine on” (“on brille tous” en français), qui a assez marqué Stephen King pendant son écriture pour qu’il en tire le concept du shining.

D’ailleurs, pour certains il rendrait hommage à cette influence en y faisant référence, comme il le fait souvent, dans la suite de Shining : Docteur Sleep. Danny Torrance entend à un moment le titre “Not a Second Time” (“pas une second fois”) des Beatles : si la chanson est là pour refléter ses émotions (il ne veut pas être attaqué à nouveau par des fantômes), certaines personnes aiment à penser que cette référence à une chanson écrite par Lennon est la façon de King de lier encore plus Docteur Sleep à Shining.

Dans son film Docteur Sleep, Mike Flanagan lui-même a rendu hommage à l’inspiration de Shining en faisant dire à Danny Torrance “shine on Abra”, comme je l’expliquais dans cet article sur les easter eggs de Docteur Sleep.

Stephen King avait d’ailleurs pour projet de titrer son roman “The Shiner” (“celui qui brille”) mais l’a changé après qu’on lui ai fait remarquer que le terme “shiner” était parfois utilisé comme un insulter envers les afro-américains (en référence aux “shoe-shiners” : ceux qui faisaient briller les chaussures).

Une histoire cocasse quand on sait qu’un américain est persuadé que Stephen King a tué John Lennon ! Selon son site, Stephen King ressemble beaucoup à Mark Chapman, l’assassin de John Lennon, et il aurait dissimulé des indices de son envie de tueur l’artiste dans Salem et Dead Zone

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