Après son excellente saga auditive de l’été qui vous dévoile tout de Stephen King, le journaliste Gorian Delpâture publiera à la rentrée un essai sur son auteur favori.

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L’essai de Gorian Delpâture, sobrement intitulé “Stephen King : Le plus grand écrivain du monde ?“, fera une trentaine de pages et sera publié aux éditions Lamiroy le 1er octobre. Si vous le commandez avant le 15 septembre, il ne vous en coûtera que 3€ (+1€ de frais de port pour la version imprimée).

Les pré-commandes se déroulent ici. Voici comment débute cet essai :

Asseyez-vous donc près de moi. Venez, la place est encore chaude. Le précédent lecteur vient de partir et il avait l’air satisfait du voyage. En tout cas, il ne s’est pas plaint. Il était peut-être un peu pâle, c’est vrai. Était-ce dû aux deux petites piqûres rouges dans son cou ou aux voix d’enfants qui semblaient sortir des égouts ? À cette brochure d’un hôtel du Colorado qui dépassait de sa poche et qu’il manipulait nerveusement ? Ou à la vielle voiture rouge qui est passée devant nous en faisant résonner une chanson de rock des années 50 et qui l’a fait sursauter ? Peut-être… Mais revenons à la question que je vous ai posée quand vous êtes passé devant moi. Celle qui vous a fait tourner la tête vers moi. « Stephen King est-il le plus grand écrivain du monde ? » La question pourra paraître choquante dans les sphères des critiques sérieux qui attribuent les plus prestigieux prix littéraires. La réponse pourra paraître évidente parmi les fans qui collectionnent les premières éditions des romans (et pas les éditions « Book Club » !) de l’auteur du Maine. Mais le point d’interrogation devrait titiller tous les autres. Ou plutôt, pour utiliser une image digne de Stephen Edwin King lui-même, il devrait enfoncer sa pointe aiguisée dans une zone particulièrement sensible de notre anatomie et y tourner encore et encore jusqu’à ce que des flots de sang en sortent comme un geyser et… Non, n’allons pas si loin… Mais abordons cette question avec l’objectivité qu’elle mérite. Une objectivité toute relative quand on parle d’art en général. Et de littérature en particulier. Mon histoire commence dans le Maine en 1947. Le marin Donald King et son épouse Nellie Ruth Pillsbury sont mariés depuis huit ans. Ils ne sont pas parvenus à concevoir un enfant et ont donc adopté un petit garçon : David. Mais cette année-là, ce qu’ils n’osaient plus espérer s’est produit. Nellie donne naissance à Stephen. Il pousse son premier cri à Bangor le 21 septembre 1947. Oui, je prononce « Stiveun ». Je sais. Ça vous dérange ? Tant pis. C’est comme ça qu’on prononce.

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